« C'est comme si, regardant par la fenêtre, le ciel s'assombrissait à la vue d'un terrible orage. Le vent se fait entendre, se frappant contre la vitre insubmersible qui s'impose à l'amont de mon visage. Les nuages ne savent qu'elles teintes brumâtes donner, apeurés par la fusillade poignante de mes yeux. L'air perdu, le regard pensif, c'est avec crainte et déception que cette tempête née dans ma tête. Les goûtes de pluie crient leur désespoir, dégoulinant le long du carreau, me rappelant les larmes qui surgissent de mon c½ur pour fuir vers mes yeux et pouvant alors déversés leur peine le long de mon visage humide et tiraillé par la peur et l'angoisse. »
Voilà le parfait tableau morose d'un sentiment indescriptible qui secoue le bonheur léger d'un personnage au teint pâle, rongé par la noirceur du temps et dont les fils du destin lui appartiennent entre les mains.
Ce personnage, c'est elle. Une jeune fille qui voit ses jours défilés à l'instar de son adolescence. Ses jours qui continuellement lui rappellent les précédents. Pourtant, sans cesse, une voie titube dans sa tête, émettant un signal sonore agréable dont la douceur éclaire sa provenance. Cette voie, c'est celle d'Hugo. Comme tous les soirs, elle attend impatiemment un message de son bien aimé, lui rappelant combien il l'aime et combien il est heureux avec elle. Ce soir pourtant, un sentiment étrange guète la jeune femme.
La tempête commence, elle naît progressivement, au rythme des ravages causés par telle et telle circonstance.
Les paupières, fragilisées par la fatigue, manifestent leur manque de sommeil. Ce soir, elle s'endormira sans son message quotidien et rassurant qu'elle aime tant ...